Interview de Cédric Bousmanne

Co-fondateur et CTO de Warrigal

Quel est ton rôle chez Warrigal ?

« Je suis co-fondateur et j’ai le titre de CTO ; ce qui signifie que je gère toute la partie technique avec Simon. Ce qui est très vaste étant donné que nous ne sommes pas beaucoup (définir la structure du site, le nombre de serveurs à utiliser…)  contrairement à Julien qui travaille plus sur l’ergonomie et le visuel du site. »

Quelle est ton expérience ?

« Je travaille depuis plus de 10 ans dans le développement, j’ai commencé comme junior dans une petite agence, je suis ensuite passé indépendant pour cette agence (par soucis de facilité au niveau des trajets). Après ça, je suis parti avec un client et j’ai fait de la consultance pour les startups. Maintenant, je travaille chez Warrigal en ayant un projet avec ce client qui s’est développé sur le côté. »

Comment vois-tu l’écosystème des startups au Luxembourg ?

« Il y a 6 ans, il n’y avait pas toutes ces startups et espaces de coworking au Luxembourg. Ça s’est fortement développé depuis. Je pense aussi que les grosses boites commencent à se rendre compte de l’intérêt d’investir dans ce secteur, elles commencent à changer de direction. Il y a aussi une énorme différence entre le Luxembourg et la Belgique : lorsque le secteur minier s’est effondré, Athus ne s’est pas du tout redressé et est devenu un taudis avec des maisons abandonnées. Alors que le Luxembourg s’est relevé en investissant dans ce qui lui semblait prometteur, c’est-à-dire la finance et les banques. Le Luxembourg étant un petit pays, les décisions se prennent vite, contrairement à la Belgique où il faut convaincre 5 gouvernements pour avancer. Aujourd’hui, le Luxembourg est un petit pays riche qui deviendra incontournable pour les startups. Mais, après tout ce en sont que des réflexions personnelles. »

Qu’aimes-tu faire dans la vie ?

« Principalement passer du temps avec mes enfants. Sinon j’adore découvrir et apprendre de nouvelles choses. Je ne comprends pas les jeunes qui sortent de l’école et qui sont contents de ne plus rien apprendre. Il y a toujours quelque chose à apprendre, que ce soit dans son secteur ou dans la vie en général. J’aime aussi prendre le temps quand j’ai du temps ; par exemple, je me suis perdu en Ecosse et au lieu de rebrousser chemin, j’ai continué sur ma lancée ; j’ai fini par découvrir un vieux château qui n’était pas référencé dans le guide. Tout ça pour dire qu’il ne faut pas chercher à toujours se précipiter. »

Que vois-tu pour Warrigal dans 5 ans ?

« Dans 5 ans ? Je vois une quinzaine de personnes dans nos propres locaux. Avec de nouveaux process pour nous améliorer à tous les niveaux. J’espère aussi qu’on aura sorti 3 projets. »

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